Vendredi 13 juin 2008 :
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Un jour qui, soit disant, porte malheur. Ou bonheur, on ne sait jamais ça dépend des personnes, mais toutes celles qui y croient sont superstitieuses. Habituellement, j'en fais partie. Je suis du genre à aimer les trèfles à quatre feuilles et à aduler le chiffre treize. Je porte même toujours des chaussettes différentes à cause d'un match gagné un jour où je m'étais trompée de paire. Mais bizarrement aujourd'hui, rien n'est arrivé. Enfin on sait jamais, à l'heure où j'écris, le match France/Pays-Bas vient juste de commencer, peut-être puis-je espérer une victoire française. Alors je suis sur l'ordinateur portable que je me suis approprié ce soir (comme pas mal d'autres soirs) et j'écris un nouvel article pour mon blog en écoutant Cinema Bizarre (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est génial). Et comme d'habitude, quand aucun autre sujet ne me travaille l'esprit, je pense à mon putain d'avenir. Eh oui! Je ne sais absolument pas ce que je ferrai plus tard. Je part en S uniquement car il y a le plus de débouchés et que je suis capable de le faire. Mais si ça ne me plait pas ? Ce qui risque sûrement de m'arriver si je ne trouve pas de but concret à atteindre. On nous a toujours dit depuis le début de l'année, qu'il fallait choisir la filière qui nous plaisait. Que la filière scientifique n'était pas la meilleure. Pourquoi les maths seraient-elles mieux que la littérature, les langues ou les sciences politiques ? Dans la vie, n'est-il pas préférable de pouvoir comprendre la pensée d'un auteur, de parler couramment anglais ou de connaître le monde dans lequel on vit que de savoir décrire la courbe de la fonction carrée ? Mais cette idée antique et pourrie reste gravée dans l'esprit des gens et se fait ressentir par tous.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Alors je vous en pris, avant que je fugue direction Londres, Berlin ou Moscou, remontez moi le moral en me disant que mes deux dernières années de lycée à bouffer des maths et des sciences physiques, me serviront à quelque chose. Dites moi que toutes les formules que je vais ingérer ne me donneront pas d'indigestion. Dites moi que d'autres l'ont fait avant moi, qu'ils ont survécu. Même ceux qui ont cru que ce serait vite passé et qui sont tous partis après le bac dans des filières non scientifiques. Ceux dont tous les proches étaient fiers de voir réussirent en maths tout en voyant qu'ils étaient passionnés par tous ce qui était sans chiffre. Ceux qui arrivaient à terminer un exercice de chimie sans s'arracher de cheveux mais qui dès qu'ils avaient finit se ruaient dans un bouquin sur l'Histoire des Etats-Unis, tout en rêvant de pouvoir un jour le lire en anglais. Dites moi que je retomberai sur mes pieds sans trop de dégâts, car en ce moment, je me dis de plus en plus que je vais me faire chier et que ça ne me servira à rien. Que si je ne me trouve pas rapidement de but concret, je vais couler par manque d'intérêt. Et si ma barque prend l'eau à quinze ans, elle n'arrivera jamais à devenir un navire, et je serai condamner à écoper jusqu'à la fin de mes jours.
(A l'heure où je publie cet article, la France s'est fait rétamer par les Pays-Bas, 4 à 1. J'étais vraiment optimiste voir un peu candide. Tout compte fait, le vendredi 13 porte vraiment malheur.)